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Louis de Chénier
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Louis de Chénier, né le 8 juin 1722 à Limoux et mort le 15 mai 1796 à Paris, est un négociant qui devint un diplomate de Louis XVI et auteur d'ouvrages relatifs à ses expériences.

Il est notamment le père du poète André Chénier et du dramaturge et député Marie-Joseph Chénier.

Contents


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Biographie

Louis de Chénier naquit le 8 juin 1722 à Limouxcite-ref-bnf-1-0[1]cite-ref-2[2], dans l'actuel département français de l'Aude. Sa famille était issue d'une lignée de drogman auprès de la Sublime Porte.

Il « se désista de ses droits pour son patrimoine en faveur de sa sœur » [et] partit pour Constantinople (Turquie, à l'époque l'Empire ottoman), où il dirigea rapidement une maison de commercecite-ref-peignot-3-0[3]. Il épousa sur place Élisabeth Sant-Lomaca-Chénier, une grecque de Constantinople et auteur de Lettres grecques, qui lui donna une fille et trois fils : Hélène de Chénier (1758-1797), Louis Sauveur de Chénier (1761-1823), André Chénier (1762-1794), et le cadet Marie-Joseph Chénier (1764-1811), tous nés à Constantinople.

Il revint en Francecite-ref-peignot-3-1[3] et accompagna en Afrique le comte de Brugnon que le roi Louis XVI « envoya pour conclure un traité avec l'[empereur] de Maroc »cite-ref-peignot-3-2[3]. Pour en gratifier Louis de Chénier, le roi de France l'institua consul général et, peu près, « chargé d'affaires auprès de cette puissance barbaresque »cite-ref-peignot-3-3[3].

Il demeura au Maroc jusqu'en 1784, date à laquelle il regagna la France « où il reçut son traitement de retraite »cite-ref-peignot-3-4[3]. Il mit « en ordre les différents matériaux qu'il avait rassemblés et fit paraître en 1787 ses Recherches sur les Maures, qui fut suivi des Révolutions de l'empire Othoman »cite-ref-peignot-3-5[3], ainsi que ses Recherches historiques sur les Maures, et l'Histoire de l'empire de Maroccite-ref-peignot-3-6[3]. Deux ans plus tard, fut édité Révolutions de l'empire Othoman et observations sur ses progrès et sur ses revers et, sur l'état présent de cet Empirecite-ref-peignot-3-7[3].

Tandis que son fils cadet, Marie-Joseph Chénier (1764-1811), épousait les idées de la révolution jacobine et devint un dramaturge célèbre et député sous la Convention, l'aîné, André Chénier (1762-1794), ami de François de Pange, poète précurseur du romantisme, dont les convictions étaient plus modérées, fut condamné et guillotiné le 25 juillet 1794 pour avoir dénoncé les excès de la Révolution.

Il mourut à Pariscite-ref-peignot-3-8[3], le 15 mai 1796, à l'âge de 73 anscite-ref-bnf-1-1[1].

Œuvres historiques

Louis de Chénier a publié trois ouvrages intitulés Recherches historiques sur les Maures, et Histoire de l'Empire de Maroccite-ref-4[4]cite-ref-5[5]cite-ref-6[6], ainsi que Révolutions de l'empire Othoman et Observations sur ses progrès et sur ses revers et, sur l'état présent de cet Empire.

Ces livres sont une source importante sur l'histoire du Maroc (qu'il nomme Empire de Maroc) entre le début de la conquête islamique et le XVIIIe siècle. L'auteur y mentionne des informations sur des personnages illustres tel que Tariq (qu'il écrit Tharek ou Tarek) ibn Ziyad, les circonstances de la mort au Maroc du dernier roi de Grenade Boabdil (Abu Abdallah)…

Les ouvrages apportent également des informations sur les Andalous du Maroc, les us et coutumes des habitants (habillement, artisanat, etc.), la cartographie de l'Empire au XVIIIe siècle et la répartition des principales tribus qui composent le pays à cette époque, des descriptions du makhzen et de la cour du sultan.

Notes et références

cite-note-bnf-11. D'après « Recherches historiques sur les Maures et histoire de l'Empire de Maroc / par M. de Chénier, 1972. - Correspondance du consul Louis Chénier, 1767-1782, 1970 DBF. - Larousse 19e s » (BNF 12170938).
cite-note-22. En 1723 à Monfort selon Peignot, p. 600.
cite-note-peignot-33. Peignot, p. 600
cite-note-44. Tome premier, 1787, sur Gallica
cite-note-55. Tome deuxième, 1787, sur Gallica
cite-note-66. Tome troisième, 1787, sur Gallica

Pour approfondir

Bibliographie

: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

• P. Grillon, Un chargé d'affaires au Maroc. La correspondance du consul Louis Chénier (1767-1782), Publications de l'École pratique des hautes études, 1970, 2 vol. 1073 p.
• peignotGabriel Peignot et al., « CHENIER (Louis) », dans Dictionnaire historique et bibliographique abrégé des personnages illustres, célèbres ou fameux, de tous les siècles et de tous les pays du monde, avec les dieux et les héros de la mythologie, t. Ier (2e partie), Paris, Haut-Cœur et Gayet, 1821 (lire en ligne), p. 600
• c-nivalPierre de Cénival, « La maison de Louis de Chénier : Consul de France à Salé (1767-1782) », dans Hespéris : Archives berbères et Bulletin de l'Institut des hautes études marocaines, t. VIII, Paris, 1er trimestre 1928 (lire en ligne [PDF]), p. 23-35
• caillJacques Caillé, « La monarchie française en Afrique : Le [c]onsul Louis de Chénier chargé d’affaires au Maroc », Le Monde diplomatique, Paris,‎ avril 1955 [début de l'article en ligne]

Liens externes

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